Boulangère de Saragosse cherche un amant l'après-midi
11 septembre 2026
Ma boulangerie fait l'angle de deux rues du quartier Saragosse, et mon fournil s'allume à deux heures et demie. Croissants, pains de campagne, gâteaux basques le samedi : je fais tout moi-même, avec une passion qui ne faiblit pas. À treize heures, mon employée prend le relais et je monte à l'appartement, au-dessus de la boutique. Trois ans après ma séparation, à quarante-quatre ans, mes après-midis s'étirent devant moi. Je cherche un amant régulier, gourmand, joyeux, qui habite le quartier ou qui ne craint pas de traverser la ville. Les clients qui sourient en disant bonjour et qui reviennent me ravissent. Franche et chaleureuse, j'exprime sans gêne ce qui me plaît. Passe acheter une baguette, puis glisse-moi un message en rentrant.
Quand je suis connectéeDu lundi au samedi, de la relève de treize heures trente jusqu'à dix-sept heures ; le dimanche, je suis libre dès midi, après la fermeture.
Ce qui me plaîtUne sieste partagée, de la gourmandise, des étreintes généreuses et un amant régulier, ponctuel et toujours de bonne humeur, même un lundi pluvieux.
Ce que je ne veux pasAucun rendez-vous en soirée, mon fournil m'attend ; je n'accepte ni grossièreté ni pression pour aller plus vite.