Cheffe de rang au Boulingrin, rendez-vous coquin à minuit
11 septembre 2026
Quand le dernier client quitte la salle, il est vingt-trois heures trente et je viens de marcher douze kilomètres entre les tables. J'occupe le poste de cheffe de rang dans une table du quartier des Halles, je souris toute la soirée, je retiens les allergies de chacun et je sers le champagne sans renverser une goutte. Après ça, il me faut une autre façon de décompresser que faire défiler mon téléphone. J'aimerais un rendez-vous coquin à minuit, avec un homme qui finit tard lui aussi, cuisinier, infirmier, chauffeur, peu importe, du moment qu'il a envie de légèreté. Je vis au Boulingrin, à deux pas des Halles. On pourrait boire un verre, parler de nos clients pénibles, puis oublier complètement le boulot. Écris-moi avant le service, je regarde mes messages vers dix-sept heures.
Quand je suis connectéeDu mardi au samedi passé minuit, plus mes dimanches et lundis entiers, qui sont mes seuls vrais jours off.
Ce qui me plaîtUn verre de bulles partagé tard, de la complicité, des gestes tendres puis plus fougueux, un homme qui prend les initiatives sans brusquer.
Ce que je ne veux pasJe ne veux rien sur mon lieu de travail, aucun homme engagé ailleurs et aucune insistance quand la fatigue l'emporte.